Dimanche 22 novembre 2009
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Ce corps si doux et volupté,
Que les grands rideaux de satin,
Découpent en plis ondulés,
Des fines hanches jusqu'aux seins,
Cette silhouette dorée,
Emplie d'un soleil matinal,
Délicatement parfumée,
C'est celle de ma femme idéale,
Elle se promène dans mes songes,
Comme le vent sur ces nuées,
Un vil désir, alors, me ronge,
Je vois cette femme nue, et,
Ne connaissant ni son prénom,
Ni la belle âme qui l'habite,
Je dévore les Oui, les Non,
Pourvu que mon cœur batte vite,
Toutes les nuits, seul, je veille,
Pour apprécier la musique,
Qui nait de ses lèvres vermeil,
Sans doute le chant de l'Unique,
De Celui qui aurait ce droit,
Du moins selon toutes rumeurs,
De donner ce qu'on ne prend pas,
Ce Marionnettiste du Cœur,
Cette maitresse de tout noms,
La source à laquelle je prends cours,
Serait - elle donc ma vison,
De ce grand mirage qu'est l'Amour ?
Julien Hérault .